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VOUS VOULEZ RAPATRIER UN VEHICULE

VERS MARSEILLE DEPUIS DAKAR:

CGFE

Route des grands moulins

BP 11080 Dakar

00 221 832 26 19

cgfe@sentoo.sn

 

SCAC / SDV

26, boulevard Gay Lussac

13014 Marseille

04 91 11 28 37

 

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untaxipourconakry

Jeudi 2 mars 2006
Dire qu'il y en a qui croient que nous sommes en train de buller sous les tropiques alors qu'il y a 30 cm de neige à Sisteron...
Et bien non!
Si le projet s'est bien déroulé jusqu'ici, à partir d'aujourd'hui c'est l'incertitude.
Sisteron Sète sans problème. La BM, même chargée se comporte très bien.
Traversée Sète Tanger digne d'une croisière sur une mer d'huile, repos complet!
A partir de Tanger, il s'agit de ne pas perdre trop de temps pour profiter au maximum de l'Afrique noire.
Aussitôt sortis du port, direction Rabat ou nous faisons une petite halte chez les parents de Hicham (juste le temps d'un thé à la menthe) qui nous réservent un accueil chaleureux. Tellement, qu'ici à Nouakchott, nous mangeons toujours les délicieux gâteaux de Maman Haja.
Le soir, nous sommes déjà à Marrakech. Rendez-vous avec notre ami Rachid avec qui nous passons la soirée.
La deuxième étape, je suis sur qu'il y en a qui vont dire que nous galéjons, mais nous avons droit à un temps épouvantable. Pluie, froid, vent, re pluie sont au RDV. Et comme ça ne suffit pas, une route de montagne tortueuse à souhait, encombrée de camions poussifs et cerise sur le gâteau, couverte de boue.
Le soir, nous sommes quand même à Tan Tan Plage dans un état lamentable.
Le même soir, j'essaie de vous contacter par internet, mais le temps trop long, qu'un poste se libère, je m'endormais sur la chaise...
Les 200 mètres pour rentrer à l'hôtel vont me réveiller... En effet, un déluge d'eau me tombe dessus...
La route continue...
Le désert sous toutes ses formes. Dunes, rocaille, grandes étendues à perte de vue, mais surtout, des flaques d'eau de partout... Ca permet en plus au paysage de prendre un autre visage de verdure et de fleurs.
De temps en temps nous longeons les grandes falaises qui bordent l'océan et nous voyons les pêcheurs qui prennent des risques considérables pour gagner leur vie.
Un bivouac dans un village abandonné clôture cette journée.
Il a encore plu cette nuit. En fait, nos habits mouillés ne sècherons pas avant la Mauritanie.
Franchissement du tropique du cancer, de la douane marocaine, du no mans land et de la douane mauritanienne sans problème.
Par contre la BM commence à faire un sale bruit du côté de la boîte...
Nous arrivons à Nouadibou en fin d'après midi.
Pas mal de voyageurs au camping.
Hier matin, vérif. niveau d'huile de boite, tout est ok. En fait, je pense que l'embrayage est en train de nous jouer un vilain tour.
Mais nous sommes à Nouadibou, autant en profiter.
Nous embarquons dans un taxi R12 d'un autre siècle pour aller visiter le cap blanc.
La piste à bord d'une "voiture" qui donne l'impression de se casser en deux à chaque bosse, il faut le vivre pour comprendre...
Les phoques moine sont au rdv. Impression de bout du monde sur la pointe de cette presqu'île.
Un énorme bateau est échoué à nos pieds, à l'entrée de la baie.
Nous continuons notre visite par cette baie justement.
Envahie de carcasses de bateaux de pêche, qui ont été offerts par l'Europe à la Mauritanie, mais, ... sans formation du personnel pour leur utilisation...
Continuons à payer nos impôts, ils sont bien gérés...
Nous décidons d'essayer de relier doucement Dakar pour prendre une décision quant à la moto.
Nous empruntons la magnifique route toute neuve qui relie Nouakchott.
C'est la première fois que je respecte autant la limitation de vitesse. 100 km/h.
La moto fait de plus en plus de bruit... Très inquiétant!
Nous doublons un japonais sur un vélo, il fait le tour de l'Afrique !!!
Au moment de planter la tente, nous hésitons à nous arrêter bivouaquer avec deux motards (V STROM, et Super Ténéré). En effet le sol est partout très mou. Arriverons-nous à repartir demain ?
Nous décidons sagement d'essayer de rejoindre la ville que nous atteignons de nuit.
Heureusement, car la moto n'en peut plus.
Voilà, comme, au lieu de continuer notre chemin vers la Guinée, nous passons un dimanche à Nouakchott... 
Diverses solutions s'offrent à nous... C'est l'Afrique... Tout est possible...
On en saura plus ce soir...
En attendant, sachez que nous avons enfin un peu chaud pour vous, et que même si demain c'est la galère pour nous, nous sommes malgré tout en vacances et nous pensons à vous.
Par Alain ARNAUD
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Jeudi 2 mars 2006
En Afrique tout est possible, sauf ... l'impossible.
En l'occurrence, réparer une 1150 GS.
Tant pis pour nous. La prochaine fois nous partirons avec deux vieilles Bleues.
Quand nous vous avons quittés, dimanche à Nouakchott, nous avions rendez-vous avec un mécanicien de la gendarmerie. Ils ont quelques 1150 RT et des pièces. Celui-ci me dit que le problème vient de la boîte. Par contre, pas de pièces car leurs motos sont garanties par le constructeur et ils ne touchent pas aux boîtes de vitesses.
Il ne nous reste donc plus qu'à cogiter une soirée.
Lundi matin, passage à l'ambassade de France afin d'avoir des infos concernant un éventuel transitaire susceptible de rapatrier notre moto.
Malheureusement, pas de trafic groupé avant le mois de juin. Reste le transport aérien, mais le prix nous en dissuade.
A notre retour à l'auberge, un autre mécano nous attend. Lui nous diagnostique: Un embrayage, une boîte et un pont. Rien que çà... Certainement pas trop mécano, mais presque commerçant. Il lui suffirait d'avoir les pièces...
Nous décidons donc encore d'essayer de rejoindre le Sénégal en moto.
Difficultés pour trouver de l'essence dans la capitale mauritanienne, et vent de sable sur une bonne partie du trajet, à environ 70 km/h, qui est composé cette fois d'une route en bien piteux état.
La sagesse nous recommandait de passer par le poste de douane de Diama afin d'éviter les tracasseries d'un poste frontière corrompu à Rosso. Mais Diama c'est 90 km de piste. Impossible avec la moto dans cet état.
Nous nous faisons donc bien plumer à Rosso.
Mais nous voilà quand même au Sénégal, la moto coulant de son liquide de commande hydraulique.
Encore un effort et nous voilà 92 km plus à l'ouest.
St Louis. C'est d'ici que Mermoz c'est envolé pour la première traversée transatlantique de l'aéropostale.
Nous trouvons à nous loger dans une auberge bien sympa à proximité du centre ville. La moto n'est pas encore déchargée de nos bagages, qu'un nouveau mécano est la. Malgré la fatigue, il faut recommencer à expliquer, faire écouter...  Comment faire devant une telle volonté de rendre service?
Il est vrai que depuis le début de nos ennuis, tous les gens que nous rencontrons ne demandent qu'à nous aider.
Nous voilà donc ici pour au moins deux jours, le temps de poser un peu les "ZEGA" (marque de valises en alu fabriquées par TOURATECH) (pub).
Nous avons contacté ce matin le transitaire à Dakar qui s'était occupé de nos motos en 2000, et tout est OK pour le transport de notre pauvre BM.
Quant à nous, c'est un changement radical de la manière de voyager qui nous attend. Fini la liberté, les bivouacs et l'indépendance. Bonjour les taxi-brousses!
Une chose est sure, nous avons trouvé la chaleur le soleil, la douceur de vivre, et nous venons de déguster deux magnifiques et excellents poissons grillés qui étaient précédés d'une succulente assiette de crevettes grillées au beurre.
Demain matin, départ pour le parc du Djoud en voyage organisé (eh oui, il faudra s'y faire...)par l'office de tourisme.
Comme vous pouvez le constater, nous faisons le maximum pour ne pas nous laisser abattre. Comme le dit un ami, nous essayons d'être forts !!!

Amitiés à tous, et vous aussi, soyez forts !!!!
Par Alain ARNAUD
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Jeudi 2 mars 2006

D’abord, sachez que nous commençons à souffrir vraiment. Pensez un peu, 33° et être obligé de se mettre à l'ombre de préférence dans un endroit climatisé... C'est pas une vie...
De plus, ici c'est la coupe africaine de foot... Nous adorons ça, c'est pas mal. D'un autre coté, c'est bien, car quand il y a un match, personne ne fait attention à nous.
Comme prévu nous avons fait notre baptême de la visite organisée. Nous sommes allés visiter le fameux parc du Djoud en taxi... Quand on voit la belle piste de latérite rouge que nous avons empruntée pour nous y rendre, quand on voit la savane qui entoure cette dernière, il y a de quoi avoir certains regrets et quelques frustrations. Un bivouac là au milieu aurait été le rêve. Mais bon, malgré tout, la visite a été passionnante. Des dizaines de milliers d'oiseaux, des varans, des crocodiles qui salivent en nous voyant passer sur notre frêle pirogue en se disant que le gros blanc ferait un bon amuse gueule, et des phacochères qui ont une vie de rêve en comparaison de nos sangliers. La chasse est ici interdite...
Il faut voir ces étendues d'eau couvertes de canards siffleurs, ces vols de pélicans... Mais le point d'orgue de la visite est certainement le nichoir des pélicans. Imaginez une île au milieu du marigot, couverte de milliers de pélicans... Nous reconnaissons les jeunes nés en novembre / décembre car ils sont gris. Ils sont déjà aussi gros que les adultes car il faut qu'ils sachent voler avant que le marigot ne soit asséché, les chacals se feront un festin des jeunes qui ne seront alors plus protégés par l'eau. Il a bien fallut, car nous étions à bord, que la pirogue tombe un peu en panne...
Retour en taxi vers St Louis, en croisant sur la route deux singes en balade.
Le lendemain je pars seul vers Dakar en moto. Il reste 275 kilomètres pour y arriver. Pas plus loin que la sortie de St Louis, je suis obligé de commencer à donner un peu de bakchich à un flic qui a estimé ma conduite dangereuse... Il a quand même fallut débourser l'équivalent de 30 de nos bons vieux francs pour pouvoir repartir. (Je sais, ce genre d'amende, en France, on en rêverait presque...).
Je prends plaisir à rouler malgré le bruit infernal de l'embrayage. Je traverse des paysages de savane ou l'on pourrait s'attendre à tout moment à voir apparaître un troupeau de girafes ou un lion. Malheureusement, il y a bien longtemps que l'homme a tout tué et occupé le territoire.
Je ne peux pas résister à une petite pose casse croûte au bord de la route au milieu d'une forêt de baobabs. J'essai de mesurer approximativement l'un d'eux, 25 mètres de circonférence!
Il est temps de reprendre la route pour la dernière étape en moto. Et ce sera bien là la plus difficile. A une quarantaine de kilomètres de Dakar, à partir de Rufisque, ce sont des kilomètres d'embouteillages. Avec un embrayage en vrac, ce n'est pas le pied. Je profite un moment d'une ambulance qui remonte la file, mais au bout d'un moment, à un croisement, ce n'est pas du goût d'un flic qui me bloque à un carrefour. Je suis obligé d'arrêter le moteur chaque fois que je ne peu plus avancer.
Arrivé devant chez le transitaire, je n'ai plus d'embrayage du tout. Il était temps.
Demi-miracle donc, car impossible de réparer à Dakar, mais la moto est arrivée jusqu'ici, et ça nous sauve la mise...
Je m'installe pour quelques nuits au Cercle de voile de Dakar, peut être va-t-on se reconvertir dans la navigation maritime; le temps de régler les formalités de renvoi de la moto, d'attendre que Chris me rejoigne en taxi brousse, et d'organiser la suite de notre voyage.
Cadre sympa au calme, au milieu des "routards " de la mer, loin du centre ville.
Hier Chris a effectué son premier voyage en taxi brousse de St Louis à Dakar, d'après elle, ça promet pour la suite...
Nous nous détendons un peu en allant marcher vers le quartier des pêcheurs, à quelques centaines de mètres d'ici.
Spectacle impressionnant que le déchargement de tonnes de poissons des pirogues qui arrivent de cinq jours de mer.
Les bacs de poissons sont directement vidés sur la plage pour être vendus aux mareyeurs qui les rechargent dans des camions en alternant couches de poissons et de glace.
Beaucoup de monde travaille ici afin d'assurer sa survie.
Et pourtant, ici la richesse côtoie cette misère. Nous sommes dans un quartier luxueux de Dakar.
Aujourd'hui, farniente avec visite de la célèbre mais trop touristique île de Gorée, achat pour le moins animé de deux sacs à dos dans les rues commerçantes du centre de Dakar, et pose devant la clim. arrêtée du cyber café.
Demain nous quittons Dakar pour nous rapprocher de la réserve animalière de Bandia... en taxi brousse...

Par Alain ARNAUD
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Jeudi 2 mars 2006
Nous ne savons pas quel temps il fait en France, mais sachez qu'ici nous transpirons à grosses gouttes et que toutes les occasions de prendre une douche froide sont exploitées...
Eh bien, pour nous l'Aventure à maintenant vraiment commencée.
Comme prévu nous avons quitté Dakar en taxi brousse. Petite distance pour commencer.
Environ 75 km. Eh bien nous pouvons vous garantir qu'il est plus simple de traverser le Sahara avec une BMW un peu fatiguée que de se déplacer comme çà... Rien que le harcèlement à la gare routière a de quoi décourager toute personne normalement constituée. Mais le trajet lui-même, c'est carrément l'enfer!
A 7 dans une 505 break avec les bagages, dans les embouteillages, et sous la chaleur...
Et quand vous arrivez à destination, vous n'êtes pas forcément sur votre lieu d'hébergement. Et la, vous êtes au bord de la route, vos sacs sur le dos, sous 40 ° à l'ombre (mais où est l'ombre?) et il faut marcher. Marcher, et encore marcher... Bien sur, toutes les bouteilles d'eau emportées sont vides ou bouillantes. Et les quelques kilomètres qui auraient été parcouru sans s'en rendre compte en moto, se transforment presque en parcours du combattant...
Notre première étape nous a emmenés a proximité de la réserve animalière de Bandia. Hébergement dans une case du campement de l'association humanitaire "Chênes et Baobabs" pour une participation au tourisme équitable.
Je vous passe les problèmes pour faire les 3km800 pour aller à l'entrée de la réserve sous cette chaleur, mais chance, cette fois, contrairement à 2000, nous trouvons un groupe pour nous joindre à eux et faire que la note soit moins douloureuse.
Vraiment extraordinaire de se retrouver au milieu de troupeaux de gazelles, et surtout de girafes. Mais quand on rencontre un couple de rhinocéros blancs, et qu'en plus on peu les approcher, c'est carrément fabuleux. Ca valait vraiment le coup de se lever le c.... Seul petit hic, nous étions là... Ce qui se traduit par un bout de bois dans le pneu avant droit du 4X4, et pas de roue de secours pour réparer... Un instant nous avons cru à notre chance, une nuit improvisée en brousse au milieu de toute cette faune... Eh non, dans le quart d'heure, plus efficace qu'un contrat d'assistance, une autre voiture nous menait la roue manquante...
Et le lendemain nous voilà repartis vers Ndangane sur le delta du fleuve Saloun. Un premier taxi brousse va nous conduire jusqu'à Samba Dia. Que de piste! C'est quand même beaucoup moins rigolo qu'en moto. On subit vraiment tous les mauvais cotés de ce type de déplacement. Trou, bosse, poussière.. tout y est.
Ce sont des pistes que nous avions empruntées plusieurs fois en 2000 en 350 Dr et 400 XR. Nostalgie...
A Samba Dia le taxi brousse nous laisse en pleine... brousse... Carrefour de 2 pistes, nos chemins se séparent ici. Il nous faut attendre une autre voiture pour les 10 derniers km de piste. Juste le temps de boire un coca, nous avalons la piste et nous voilà à Ndangane. La aussi beaucoup de souvenirs... Nous retrouvons Mbacké qui tient le campement "le Barracuda" et le soir nous partons faire un tour de pirogue dans la mangrove du delta du Saloun avec Hibou notre piroguier de 2000. Depuis celui-ci a acheté sa propre pirogue et se retrouve patron à 19 ans... Son pote Ngome, viendra nous saluer le soir en rentrant d'une pêche en mer en pirogue. Retrouvailles sympathiques.
La balade dans la mangrove, permet d'observer la pêche à la crevette, la récolte des huîtres de mangrove, de voir quantités d'oiseaux divers, surtout en début de soirée quand ceux ci rejoignent la mangrove pour dormir.
Je vous passe le couché de soleil, et le bien être de l'air du large après une journée de chaleur...
Et cela se termine, comme en Gaule, devant un bon poisson grillé!
Aujourd'hui, nous avons vécu une journée qui peut être comparée aisément à une journée passée dans une essoreuse d'une autre époque, serrés comme des anchois des tropiques en boîte, sous 40 °...
Autant vous dire que nous apprécions fortement les transports en commun... 6 véhicules différents pour faire le trajet Ndangane / Tambacounda. Environs 450 km. Des véhicules surchargés (les "19 places" transportent jusqu'à 30 personnes), déglingués, poussifs, dans lesquels hurlent à tue tête dans les haut-parleurs des chants religieux, où il fait une chaleur tropicale...
Certains m'avaient dit: tu vas voir, les transports locaux favorisent les contacts avec les gens du pays... Effectivement, ça favorise les contacts... On est vraiment bien en contact avec eux... Physique... Pour ce qui est de la discussion, faudra repasser. Vu les conditions de transport, personne n'a vraiment envie de s'étendre en salamalec...
Il faut rajouter à ce tableau idyllique, l'état catastrophique des routes... Du gruyère premier choix...
Dommage, car nous avons traversé des villages en cases magnifiques, des étendues de savane hérissées de termitières...
Eh bien voilà, nous sommes ce soir à Tambacounda, où il fait une chaleur invivable.
Demain nous allons essayer de continuer vers la Guinée qui n'est plus très loin, mais le peu de personnes qui s'y rendent, fait que les taxis brousses sont rares dans cette direction.
L'Aventure va continuer...
Mais sachez bien que: tout comme ça c'est passé après notre voyage en Inde au sujet d'une certaine spiritualité dans ce pays, j'aurai de quoi répondre aux gens qui ne jurent que par le voyage en transports locaux. Je saurai leur expliquer ce que liberté et contact humain veut dire...
Il me semblait bien que la moto était et restera encore longtemps le meilleur moyen de voyager, découvrir, rencontrer...

Recevez toute notre amitié, nous pensons à vous, et essayons de vous faire partager un peu ces grands moments...

Les liaisons internet vont se faire rares en Guinée, mais nous ferons le maximum pour vous envoyer la suite de notre voyage sans... moto...

Par Alain ARNAUD
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Jeudi 2 mars 2006
Enfin un cyber café; un peu d?électricité pour pouvoir vous envoyer un peu de nos nouvelles.
Nous ne nous avons pas oublies, mais les conditions de notre séjour et tout ce qui nous arrive n'aide guère a avoir le temps d écrire.
Que tous les amis qui nous adressent des messages nous excuse, mais vu les conditions nous ne pouvons répondre à chacun. Sachez que vos messages nous font très plaisir.
Depuis Tambacounda l'aventure s'est poursuivie de plus belle.
Nous allons faire court, mais sachez que nous n avons guère le temps de chômer.
Nous avons quitte le Sénégal sur des pistes très roulantes a 110/120 km/h pour arriver a Koundara, ville du bout du monde s il y en a un...
Beaucoup de mal a quitter cette ville car très peu de trafic vers Labé. Nous finissons par trouver un taxi brousse avec lequel nous tombons en panne seulement 40 km après le départ. Arbre de transmission détruit. Il y a quand même 275 km de mauvaise piste pour rejoindre Labé. Une nuit a la belle étoile a proximité d un village peul. Le chauffeur est reparti a bord d un camion pour réparer, nous ne le reverrons jamais...
Un mécano qui voyage sur le toit de la voiture part a son tour et revient en fin d?après midi avec l?arbre réparé. C a nous a laisse le temps de faire connaissance avec les gens du village et de partager avec eux de bons moments.
A peine reparti pour une longue nuit de piste, un pneu éclate. Plus loin, a l occasion d une halte dans un village, le mécano se bourre la gueule. Nous nous retrouvons avec un jeune chauffeur de 16 ans qui lutte contre le sommeil. 48 heures pour couvrir ces quelques km de piste dans des paysages grandioses.
De Labé a Pita, soit 34 km, dans une vieille R12 d un autre temps et a 7 a l?intérieur.
Les amis d Audrey nous accueillent chaleureusement a notre arrivée.
Notre séjour a Pita sera partagé en différentes visites dans des paysages a faire rêver avec pour toile de fond des cascades insoupçonnables en Afrique.
Nous avons fini par résoudre notre gros problème de transport en louant les services d un taxi pour la durée de notre séjour en Guinée. Nous voyageons enfin plus confortablement et un peu plus librement.
Apres trois jours a Pita, le moment est venu de changer d horizon.
Nous voila parti pour le sud du pays.
Il est très difficile de visiter des sites soit disant touristiques. Nous le savions, la Guinée n est pas un pays touristique. Même visiter le parc du haut Niger pose problème. Nous avons renonce...
Apres la ville de Faranah, nous nous sommes diriges vers Kissidougou ou nous sommes partis dans la foret a la recherche d un pont de liane. Déception... Ces ponts sont construit a la saison des pluies pour pouvoir continuer a franchir les rivières malgré le niveau élevé de ces dernières. Apres, ils ne sont plus entretenus. Et nous avons vu une ruine de pont.
Mais un blanc dans la foret, avec un appareil photo ça se remarque et ça se sait vite...
Un homme qui travaille plus loin a l entretien d un champ vient nous chercher. Il veut se faire photographier à cote du boa qu il vient de tuer... Nous traversons la rivière pour nous rendre sur les lieux du crime... Effectivement, belle bête! En le voyant, notre chauffeur part en courant.
Le retour vers la route principale ne sera pas sans peine non plus.
Les guinéens ont pour habitude avant la saison des pluies de brûler une grande partie de leur foret pour préparer les terrains aux cultures pendant la saison des pluies. C est comme ça que nous nous retrouvons presque coinces sur une petite piste pratiquement cernes par les flammes dans un bruit d enfer tellement la végétation est sèche...

Le clavier est tellement dur a utiliser que nous allons vous quitter la pour cette fois. Nous sommes oblige d abréger, il y aurait tellement a vous raconter...
La suite très bientôt
Par Alain ARNAUD
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BP 256 - Labé - Guinée

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2, allée des Argelas, La Gavotte

13790 Chateauneuf-le-Rouge

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00 224 61 08 57

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