Et bien non!
Si le projet s'est bien déroulé jusqu'ici, à partir d'aujourd'hui c'est l'incertitude.
Sisteron Sète sans problème. La BM, même chargée se comporte très bien.
Traversée Sète Tanger digne d'une croisière sur une mer d'huile, repos complet!
A partir de Tanger, il s'agit de ne pas perdre trop de temps pour profiter au maximum de l'Afrique noire.
Aussitôt sortis du port, direction Rabat ou nous faisons une petite halte chez les parents de Hicham (juste le temps d'un thé à la menthe) qui nous réservent un accueil chaleureux. Tellement, qu'ici à Nouakchott, nous mangeons toujours les délicieux gâteaux de Maman Haja.
Le soir, nous sommes déjà à Marrakech. Rendez-vous avec notre ami Rachid avec qui nous passons la soirée.
La deuxième étape, je suis sur qu'il y en a qui vont dire que nous galéjons, mais nous avons droit à un temps épouvantable. Pluie, froid, vent, re pluie sont au RDV. Et comme ça ne suffit pas, une route de montagne tortueuse à souhait, encombrée de camions poussifs et cerise sur le gâteau, couverte de boue.
Le soir, nous sommes quand même à Tan Tan Plage dans un état lamentable.
Le même soir, j'essaie de vous contacter par internet, mais le temps trop long, qu'un poste se libère, je m'endormais sur la chaise...
Les 200 mètres pour rentrer à l'hôtel vont me réveiller... En effet, un déluge d'eau me tombe dessus...
La route continue...
Le désert sous toutes ses formes. Dunes, rocaille, grandes étendues à perte de vue, mais surtout, des flaques d'eau de partout... Ca permet en plus au paysage de prendre un autre visage de verdure et de fleurs.
De temps en temps nous longeons les grandes falaises qui bordent l'océan et nous voyons les pêcheurs qui prennent des risques considérables pour gagner leur vie.
Un bivouac dans un village abandonné clôture cette journée.
Il a encore plu cette nuit. En fait, nos habits mouillés ne sècherons pas avant la Mauritanie.
Franchissement du tropique du cancer, de la douane marocaine, du no mans land et de la douane mauritanienne sans problème.
Par contre la BM commence à faire un sale bruit du côté de la boîte...
Nous arrivons à Nouadibou en fin d'après midi.
Pas mal de voyageurs au camping.
Hier matin, vérif. niveau d'huile de boite, tout est ok. En fait, je pense que l'embrayage est en train de nous jouer un vilain tour.
Mais nous sommes à Nouadibou, autant en profiter.
Nous embarquons dans un taxi R12 d'un autre siècle pour aller visiter le cap blanc.
La piste à bord d'une "voiture" qui donne l'impression de se casser en deux à chaque bosse, il faut le vivre pour comprendre...
Les phoques moine sont au rdv. Impression de bout du monde sur la pointe de cette presqu'île.
Un énorme bateau est échoué à nos pieds, à l'entrée de la baie.
Nous continuons notre visite par cette baie justement.
Envahie de carcasses de bateaux de pêche, qui ont été offerts par l'Europe à la Mauritanie, mais, ... sans formation du personnel pour leur utilisation...
Continuons à payer nos impôts, ils sont bien gérés...
Nous décidons d'essayer de relier doucement Dakar pour prendre une décision quant à la moto.
Nous empruntons la magnifique route toute neuve qui relie Nouakchott.
C'est la première fois que je respecte autant la limitation de vitesse. 100 km/h.
La moto fait de plus en plus de bruit... Très inquiétant!
Nous doublons un japonais sur un vélo, il fait le tour de l'Afrique !!!
Au moment de planter la tente, nous hésitons à nous arrêter bivouaquer avec deux motards (V STROM, et Super Ténéré). En effet le sol est partout très mou. Arriverons-nous à repartir demain ?
Nous décidons sagement d'essayer de rejoindre la ville que nous atteignons de nuit.
Heureusement, car la moto n'en peut plus.
Voilà, comme, au lieu de continuer notre chemin vers la Guinée, nous passons un dimanche à Nouakchott...
Diverses solutions s'offrent à nous... C'est l'Afrique... Tout est possible...
On en saura plus ce soir...
En attendant, sachez que nous avons enfin un peu chaud pour vous, et que même si demain c'est la galère pour nous, nous sommes malgré tout en vacances et nous pensons à vous.






Commentaires