Nous ne nous avons pas oublies, mais les conditions de notre séjour et tout ce qui nous arrive n'aide guère a avoir le temps d écrire.
Que tous les amis qui nous adressent des messages nous excuse, mais vu les conditions nous ne pouvons répondre à chacun. Sachez que vos messages nous font très plaisir.
Depuis Tambacounda l'aventure s'est poursuivie de plus belle.
Nous allons faire court, mais sachez que nous n avons guère le temps de chômer.
Nous avons quitte le Sénégal sur des pistes très roulantes a 110/120 km/h pour arriver a Koundara, ville du bout du monde s il y en a un...
Beaucoup de mal a quitter cette ville car très peu de trafic vers Labé. Nous finissons par trouver un taxi brousse avec lequel nous tombons en panne seulement 40 km après le départ. Arbre de transmission détruit. Il y a quand même 275 km de mauvaise piste pour rejoindre Labé. Une nuit a la belle étoile a proximité d un village peul. Le chauffeur est reparti a bord d un camion pour réparer, nous ne le reverrons jamais...
Un mécano qui voyage sur le toit de la voiture part a son tour et revient en fin d?après midi avec l?arbre réparé. C a nous a laisse le temps de faire connaissance avec les gens du village et de partager avec eux de bons moments.
A peine reparti pour une longue nuit de piste, un pneu éclate. Plus loin, a l occasion d une halte dans un village, le mécano se bourre la gueule. Nous nous retrouvons avec un jeune chauffeur de 16 ans qui lutte contre le sommeil. 48 heures pour couvrir ces quelques km de piste dans des paysages grandioses.
De Labé a Pita, soit 34 km, dans une vieille R12 d un autre temps et a 7 a l?intérieur.
Les amis d Audrey nous accueillent chaleureusement a notre arrivée.
Notre séjour a Pita sera partagé en différentes visites dans des paysages a faire rêver avec pour toile de fond des cascades insoupçonnables en Afrique.
Nous avons fini par résoudre notre gros problème de transport en louant les services d un taxi pour la durée de notre séjour en Guinée. Nous voyageons enfin plus confortablement et un peu plus librement.
Apres trois jours a Pita, le moment est venu de changer d horizon.
Nous voila parti pour le sud du pays.
Il est très difficile de visiter des sites soit disant touristiques. Nous le savions, la Guinée n est pas un pays touristique. Même visiter le parc du haut Niger pose problème. Nous avons renonce...
Apres la ville de Faranah, nous nous sommes diriges vers Kissidougou ou nous sommes partis dans la foret a la recherche d un pont de liane. Déception... Ces ponts sont construit a la saison des pluies pour pouvoir continuer a franchir les rivières malgré le niveau élevé de ces dernières. Apres, ils ne sont plus entretenus. Et nous avons vu une ruine de pont.
Mais un blanc dans la foret, avec un appareil photo ça se remarque et ça se sait vite...
Un homme qui travaille plus loin a l entretien d un champ vient nous chercher. Il veut se faire photographier à cote du boa qu il vient de tuer... Nous traversons la rivière pour nous rendre sur les lieux du crime... Effectivement, belle bête! En le voyant, notre chauffeur part en courant.
Le retour vers la route principale ne sera pas sans peine non plus.
Les guinéens ont pour habitude avant la saison des pluies de brûler une grande partie de leur foret pour préparer les terrains aux cultures pendant la saison des pluies. C est comme ça que nous nous retrouvons presque coinces sur une petite piste pratiquement cernes par les flammes dans un bruit d enfer tellement la végétation est sèche...
Le clavier est tellement dur a utiliser que nous allons vous quitter la pour cette fois. Nous sommes oblige d abréger, il y aurait tellement a vous raconter...
La suite très bientôt
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