En route pour Marseille. Nous avons été prévenus lundi que la moto était enfin disponible à Marseille.
Il aura fallut pratiquement 2 mois pour qu'elle soit rapatriée... Les formalités sont vite expédiées, la SCAC ayant tout réglé auparavant, il suffit de rédiger un « petit » chèque de cent euros, et nous nous dirigeons vers les entrepôts ou nous retrouvons, au milieu de sacs de fèves de cacao, notre moto telle que nous l'avions laissée à Dakar. Juste une bonne couche de poussière en plus. Rien ne manque, pas de dégât à déplorer. Il ne reste plus qu'à déballer les bagages, charger la moto sur la remorque et remonter doucement vers Sisteron. On ne peut s'empêcher, aussitôt la moto devant le garage, de la faire tourner un peu. Etrange, les bruits consécutifs à la panne nous paraissent moins importants ici... Il faut dire que le contexte n'est plus le même. Nous n'avons plus, pour le moment, des milliers de kilomètres à faire sur des routes improbables et des pistes défoncées, sous une chaleur torride. Le lavage et le rangement du matériel qui était resté sur la moto nous font revivre un second retour de voyage. C’est sympa, deux arrivées pour le prix d’une…
Une autre aventure va commencer: la réparation... Mais c'est pour le moment, une autre histoire.
Par Alain ARNAUD
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C'est en direct du grand aéroport international de Conakry que nous vous envoyons nos dernières nouvelles en attendant que l'avion qui va nous réexpédier vers la maison arrive.
Grand aéroport… C’est vite dit. En fait, un hangar à peine amélioré sert d’aérogare, et les très rares écrans n’indiquent pour cette soirée qu’une arrivée et un départ. Notre avion en provenance de Paris et qui y repartira après une heure et demi. L’aéroport est en fait ouvert pour un avion, et pratiquement rien que pour nous. Quel luxe !
Pendant notre séjour a Fria, nous avons voulu reprendre un peu d'activité. Le marché multicolore et si animé, ça va bien un moment, mais l'envie de bouger est plus forte. C’est ainsi que nous sommes partis vers les chutes de Bogoro. Un parcours dans le style Indiana Jones, j'exagère à peine, surtout pour cette pauvre R9 qui se retrouve avec un passager supplémentaire sur une piste chaotique. En effet, Rambo, un voisin de la famille Barry qui nous héberge s'est proposé de nous servir de guide. Heureusement, car il aurait été difficile de se diriger seuls dans ce dédale de pistes et sentiers. Le dernier sentier, d'ailleurs, pas mal question sensations pour le postérieur tellement la descente est raide pour se retrouver dans une forêt de lianes qui cachent pratiquement la cascade en question. Quel site, ça rappelle vraiment les décors des films de Tarzan que nous regardions étant plus jeunes.
Au retour, surprise, plus d'essence a Fria. Nous comprenons immédiatement à quoi servent les bouteilles de ce précieux carburant disposées devant les échoppes. Le prix du litre flambe brutalement et les spéculateurs prennent leur bénéfice.
Nous avons quitté Fria pour nous rendre au nord de Boffa, sur la plage de Sobané. Dans le style paradisiaque, c'est pas mal. Nous passons ici deux jours a nous reposer, marcher et découvrir les villages de pêcheurs alentours.
Depuis ce matin nous sommes à Conakry. Une ville qui n'a de ville que le nom tellement ça ne ressemble à rien...
Amoncellement de gargotes, paillotes avec quelques vieux immeubles qui émergent de ce fratas remplis de poubelles et ou circule plutôt mal que bien les épaves de voitures au milieu des gros 4X4 climatises. Contrastes entres les quartiers des maisons riches et ce qui pourrait être des bidon-villes.
Un dernier riz gras pour tenir la route, et nous voila en france.
Une autre aventure nous attend. La réparation de cette pauvre BM qui nous a tant manquée...
A très bientôt.
Amitiés
Chris et Alain
Par Alain ARNAUD
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